Mesdames, Messieurs

Cette plateforme vise essentiellement à échanger des solutions entourant la crise sociopolitique ivoirienne. L’apport de vos commentaires sans critique vindicative viendra en aide à notre pays afin d’envisager toute solution potentielle à la résolution définitive de cette crise. Affichons donc un esprit objectif ainsi qu’une attitude empreinte d’ouverture afin de mener définitivement ce pays vers le chemin d’une véritable démocratie. Les idées de chacun et chacune d’entre nous restent un atout majeur afin que tous ensemble nous puissions trouver des solutions tangibles.

Depuis maintenant plus de dix ans, le peuple ivoirien est victime d’interminables violences, subissant de profondes souffrances associées à une crise sociopolitique qui ne cesse de s’envenimer. En tant qu’Ivoirien, je me sens directement interpellé par cette situation inquiétante. Malgré tous les efforts pour mettre fin à cette crise au cours des dernières années, l’apport de solutions envisageant un consensus semble pourtant dormir dans le néant. Nous n’arrivons tout simplement pas à remédier politiquement à ce conflit.

Pourtant, tous les éléments fondamentaux et essentiels à la réalisation d’un véritable changement vers la démocratie y sont réunis : un gouvernement de transition regroupant tous les partis politiques, une Assemblée nationale représentative sur le plan ethnique ainsi que des départements administrés par des élus.

Je considère qu’une opportunité unique pour ce jeune pays se présente pour qu’il puisse enfin accéder à une démocratie et établir une véritable justice apportant un ensemble de lois communes qui reflétera les valeurs respectives de chaque groupe ethnique de la Côte d’Ivoire.

Afin de contribuer activement à l’avancement de la démocratie en Côte d’Ivoire et également en Afrique, permettez-moi de vous présenter trois documents qui ont paru dans le journal « Fraternité Matin » de même qu’expédiés à tous les chefs des différents partis politiques ivoiriens. Le premier s’intitule « Multiculturalisme et stabilité politique » le deuxième un manifeste « Pour une Côte d’Ivoire unie » et le troisième « Boycottage des valeurs ethniques par le colonialisme »

Ces trois documents relatent les problèmes politiques actuels vécus sur une grande majorité du continent africain dont la cause première est attribuée essentiellement aux multiples différences ethniques. Ils présentent également les changements cruciaux que la Côte d'Ivoire ou d'autres pays africains doivent inévitablement apporter à leur constitution afin de se donner une véritable identité, et ce bien sûr, avant la tenue de prochaines élections.

Les pistes de solutions énoncées dans ces documents ouvriront un véritable dialogue qui permettra ainsi à la Côte d’Ivoire de s’engager dans la voie de la démocratie. L'égalité ainsi que la compréhension interethnique contribueront grandement à enrayer la discrimination et la violence excessivement présentes en période électorale. De plus, la reconnaissance de la diversité ethnique et du rôle de l’opposition assureraient une véritable garantie de la paix sociale.

Entreprendre ce réaménagement sociopolitique permettrait, lors d’élections, d’évincer toute forme de violence ou de désordre social souvent engendré par la frustration advenant la victoire d’un parti adverse.

Ces modifications constitutionnelles serviront de bouclier à l’ensemble des citoyens ainsi qu’aux présidents Laurent Gbagbo, Henry Konan Bédié, Allassane Ouattara, Albert mabri toikeusse sans oublier tout autre chef de parti, les protégeant ainsi contre toute forme de menaces, de violences ou de rumeurs.

Selon plusieurs spécialistes, le déclenchement rapide d’élections ivoiriennes sans concrétiser ces changements, serait catastrophique. Nous deviendrons malheureusement tous témoins et complices de tristes lendemains d’élections.

Pour garantir le succès d’élections futures, tout parti politique doit être muni d’une garantie constitutionnelle comparable à d’autres pays qui ont adopté le multiculturalisme tels que l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada, l’Angleterre, et l’Inde. Un engagement concret de tous les partis politiques dans cette démarche constituerait un facteur capital afin d’accéder à une véritable stabilité.

J’aimerais partager avec vous dans le respect d’une saine démocratie, les solutions que nous pouvons apporter à la résolution de cette crise afin que la paix et la stabilité sociale s’incrustent à tout jamais dans notre pays.

Lancy Bakayoko

PS : INSTRUCTION pour apporter vos solutions ou vos commentaires : Cliquez sur Commentaire à la fin de chaque document, ensuite écrivez vos commentaires dans Enregistrer un commentaire. Dans Vérification des mots Entrez les caractères qui apparaissent dans l’image. Allez dans Choisir une Identité puis choisissez Nom/URL, écrivez votre nom dans Nom, laissez vide URL et ensuite appuyez sur PUBLIER COMMENTAIRE

(Voici les liens des articles publiés dans le journal Fraternité Matin)

http://www.fratmat.info/1,,,1_fgfd10,,1.php?,__=eb,,0-0&el=Yer5W0&bv=X17XG1AT65

http://www.fratmat.info/1,,,1_fgfd10,,1.php?,__=eb,,0-0&el=KUMXLX&bv=X17XG1AT65

mardi 4 janvier 2011

HYMNE À LA LIBERTÉ ET À LA JUSTICE

Je rêve d’une Afrique sans l’apparence des conflits ethno politiques et d’un nuage noir, vidée entièrement de sa tristesse coloniale où toutes les différentes valeurs et les rêves de ses multiples groupes ethniques vivraient en harmonie dans une constitution nouvelle tissée par le consensus. J’imagine le profil de ce continent sans frontière naturelle pour sa diversité culturelle, dont l’immensité des terres accueillerait sans préjugés les richesses de ses différences.

Cet espace renouvelé engloberait dans un mélange de couleurs les différences dites ethniques. Des valeurs culturelles perceraient les barrières de la suspicion et de la méfiance reflétant ainsi une cohésion sociale. L’égalité de toutes les ethnies remonterait avec courage et détermination à la surface pour donner naissance enfin à une justice et à une paix sociale.

Menacer, accuser, juger, condamner, exécuter arbitrairement ces pratiques habituelles qui musellent les autres au silence. Bannissons à jamais l’existence de telles pratiques ! Chaque être humain mérite que nous soyons attentifs à ses propos de quelque nature qu’ils soient. La sagesse humaine malheureusement divague sans remord dans l’oubli et le mépris d’autrui. Chaque jour marquera en Afrique jour de justice pour tous, et ce, dans le total respect des différences culturelles.

L’injustice ne sera plus l’hymne national exalté par les groupes politiques ou les dictateurs. Ils pourront enterrer les armes et braquer fièrement le drapeau de la liberté. La pauvreté n’étranglera plus le triste quotidien des démunis. Les mains vides, les pieds nus ne sentiront plus cette funeste sécheresse du cœur, ravager par les miettes de leur existence. Les meurt-de-faim s’empiffreront des doux plaisirs des changements.

L’Afrique doit entreprendre de véritables multiples réformes sociales piétinant ainsi les propagandes des petits groupes qui prônent le statu quo. Personne ne prendra les devants au détriment d’autrui : tous désormais arriveront bons premiers. Les vérités à demi voilée ne seront plus cachées. Nous exigeons que la vérité soit dite à haute voix et qu’on abolisse à jamais le misérable mensonge. L’état mensonger entraîne la destruction de l’individu.

Les valeurs, les obligations et la morale de notre Afrique actuelle voguent désespérément à la dérive, à la perte de leur véritable signification. Sur cette terre en constante ébullition, elles remontreront du bas-fond de l’abîme. La liberté, le respect, le droit, deviendront le socle d’une ultime religion pratiquée par toutes les différentes ethnies afin que la cohésion sociale devienne une réalité.

Les larmes oubliées de nos aïeux ayant subi les atrocités de la colonisation trouveront enfin le repos après tant de siècles. Les différents visages des groupes ethniques se confondront en une seule image. Ils ne seront plus confrontés l’un à l’autre, opposés par la divergence de leurs cultures. La communication ne se frappera plus aux barrières de l’insoutenable incompréhension. L’écoute dominera entièrement la scène politique.

Que la liberté de choisir cesse d’être un luxe inaccessible pour la majorité de la population. Chacun sera libre de réaliser ses propres rêves. Ce continent représentera le reflet fidèle de la justice. Aucun être ne sera tenu de sombrer dans l’incontournable résignation d’abandonner son sort aux mains du plus fort. La force et la peur ne contrôleront plus l’avenir des gens défavorisés.

Toutes les ethnies affirmeront désormais courageusement leurs droits à une qualité de vie décente. Est-il juste de prétendre que la richesse fasse le bonheur? Je constate qu’elle soulage et apaise d’une façon miraculeuse les angoisses du quotidien, bouleversées par le rythme incontrôlable des échéances économiques et des crises sociopolitiques. Le bien être social deviendra accessible à tous afin que chacun connaisse le bonheur de vivre sans souci matériel. Les riches n’écraseront plus l’impuissance démesurée des pauvres.

La constitution et la justice se verront confier une mission à laquelle elles donneront toute leur loyauté. Elles veilleront au juste partage des biens et des richesses. Le rayonnement de ce continent reposera en grande partie sur les véritables valeurs de consensus de ces différentes ethnies, essentielles à la maintenance de l’équilibre fragile de la cohésion sociale. Femmes et enfants ne subiront plus les assauts répétés des politiciens dans une société en décadence qui utilise d’une façon dégradante les armes de la violence pour exercer leur piètre pouvoir.

Le regard troublant des mal-aimés s’évanouira enfin pour se remplir de joie. Personne ne sera laissé au dépourvu, à la dérive, sans aucune chance de survie. Je désire ardemment qu’une seule chose, que tous aient le bonheur de posséder une âme réjouie par la fierté d’exister vraiment dans une société de valeurs et sous une identité commune.

La souffrance s’effondrera sans espoir de survie sous les catacombes des horreurs passées. Les tourments remplis d’inquiétude face à l’avenir n’habiteront plus l’obscurité de nos nuits. Les cauchemars enfantins s’évanouiront comme de maigres et lointaines lueurs de souvenance. L’infâme maladie ne volera plus sans remords le bonheur des gens pour laisser derrière elle rôder le désarroi, baignant dans une mare infinie de larmes.

Elle ne viendra guère anéantir ce que chacun a pris tant de temps à construire. Le bonheur à perpétuité assurera la vie de ces populations vaillantes qui ont donné corps et âme afin de protéger dignement leurs valeurs culturelles. La douceur du vent soufflera le réconfort.

Les sombres couloirs du silence seront définitivement effacés de la nouvelle carte. Enfin, tous pourront respirer tranquilles à l’abri de multiples tracas de la vie quotidienne. La méchanceté et la cruauté n’auront pour apparence que des ruines fumantes, réduites à l’état de cendre. La générosité s’incrustera dans tous les foyers. Dorénavant, personne ne subira l’isolement qui conduit à la solitude.

Maintenant, les gens défieront les ténèbres du désespoir en donnant naissance à la beauté réelle des jours ensoleillés. L’espoir, lui, ne sera plus condamné à s’exiler dans le silence accablant de l’oubli perpétuel. L’entité de la vie naîtra majestueusement au sommet de la pureté. Survivre, combattre, ne seront plus pratiques courantes du quotidien.

L’insoutenable mal de vivre battra tranquillement en retraite, résigné à rendre les armes, dépouillées de leur pouvoir et à enterrer pour toujours les foudres fanées. Les fruits amers de la déception n’empoisonneront plus l’existence tiraillée des hommes. Le malheur à son tour cessera de tourmenter les âmes d’affreux sanglots. Le cœur ne sera plus poignardé par l’injustice répétée du destin.

Le déclin de l’empire humain immortalisera sa course folle sur les berges du temps essoufflé. Hommes et femmes multiplieront leurs efforts pour dépasser les barrières de leurs différences. Les rites épuisants de la compétition ne diviseront plus féminin et masculin. L’état du singulier disparaîtra de la surface terrestre.

Quand la femme accédera à la souveraineté qu’elle contrôlera sa propre destinée, l’homme, foudre des guerres interethniques, connaîtra enfin le repos du guerrier. Nos aïeuls, desséchés de tendresse maladive par la colonisation ne berceront plus seuls leurs souvenirs dans l’unique attente de leur indépendance. La présence constante et rassurante des générations futures apporteront un avenir meilleur à tous.

Je désire que naisse immédiatement ce PAYS afin que tous puissent respirer la liberté, le bonheur de vivre en toute tranquillité. Je souhaite que tout être humain sur cette terre soit entouré de joie à chaque journée que ce pays aura la bienveillance de nous offrir. Que les effets néfastes de la colonisation restent enfouis sous la poussière du temps. Que la justice empreinte de justesse éclate enfin au grand jour…

Lancy Bakayoko

2 commentaires:

GAHIE Kouatelay Arthur a dit…

Bonjour Lancy Bakayoko, je suis très heureux de lire ton blog. Je suis déjà fan car j'adhère a tout concept de debat sur le contient africain. J'espère apporter ma modeste contribution dans les debats. Essayons ensemble de changer le monde !!!

Pour en venir au debat actuel, je remarque que tu proposes les solutions suivantes: arrêt des conflits ethnos politiques, melange des cultures, vérité politique absolu, partage des valeurs, le dialogue, nouvelle constitution et le bonheur pour tous.
Pour ma part, ces solutions sont très difficiles a mettre en oeuvre aussi bien dans le contexte actuel ou bien dans le meilleur des mondes. Revoyons les ensemble une à une et essayons de trouver un consensus !!!

L'arret des conflits ethnos politiques : pour moi ces conflits ont toujours existé et ont pris de l'ampleur dans un cadre politique. Ils naissent obligatoirement à la suite d'interêts menacés. Ils ne sont donc pas la cause de nos malheurs mais pluto le résultat d'une mauvaise gestion. Imaginons par exemple une famille nombreuse vivant dans le bonheur total et du coup ne se souci pas forcement de l'avenir. Et voici qu'elle voit arriver une crise économique. Le père ou la femme perd son emploi, le budget se ressert, les sorties se font de plus en plus rare, des restrictions s'imposent à tous mais certains ne le supporte pas. A partir de la naissent des conflits. Alors que si au préalable et au départ les restrictions étaient posées et connus de tous alors il n'y aurait peut être pas ou peu de conflit. En somme les conflits quelque soit leur types existent existerons toujours dans un groupe humain. C'est le sens premier d'une constitution capable de prevenir au mieux ces conflits (chose qui n'est pas aisé) .... à suivre

GAHIE Kouatelay Arthur a dit…

Bonjour Lancy Bakayoko, je suis très heureux de lire ton blog. Je suis déjà fan car j'adhère a tout concept de debat sur le contient africain. J'espère apporter ma modeste contribution dans les debats. Essayons ensemble de changer le monde !!!

Pour en venir au debat actuel, je remarque que tu proposes les solutions suivantes: arrêt des conflits ethnos politiques, melange des cultures, vérité politique absolu, partage des valeurs, le dialogue, nouvelle constitution et le bonheur pour tous.
Pour ma part, ces solutions sont très difficiles a mettre en oeuvre aussi bien dans le contexte actuel ou bien dans le meilleur des mondes. Revoyons les ensemble une à une et essayons de trouver un consensus !!!

L'arret des conflits ethnos politiques : pour moi ces conflits ont toujours existé et ont pris de l'ampleur dans un cadre politique. Ils naissent obligatoirement à la suite d'interêts menacés. Ils ne sont donc pas la cause de nos malheurs mais pluto le résultat d'une mauvaise gestion. Imaginons par exemple une famille nombreuse vivant dans le bonheur total et du coup ne se souci pas forcement de l'avenir. Et voici qu'elle voit arriver une crise économique. Le père ou la femme perd son emploi, le budget se ressert, les sorties se font de plus en plus rare, des restrictions s'imposent à tous mais certains ne le supporte pas. A partir de la naissent des conflits. Alors que si au préalable et au départ les restrictions étaient posées et connus de tous alors il n'y aurait peut être pas ou peu de conflit. En somme les conflits quelque soit leur types existent existerons toujours dans un groupe humain. C'est le sens premier d'une constitution capable de prevenir au mieux ces conflits (chose qui n'est pas aisé) ....